
J’ai été invité par Proléa lundi soir à une soirée mi-conférence mi-discussion autour du Diester, un biocarburant. Ok, on est d’accord, c’est moins glam qu’une soirée nike, apple ou Hugo boss, mais comme je suis d’un naturel très curieux et que ce blog est très généraliste, je ne me suis pas fait prié. C’est toujours intéressant d’avoir des professionnels en face de nous pour discuter d’une problématique qui fait débat dans la société.
En effet, on a souvent entendu que la crise alimentaire mondiale serait fortement aggravée par la culture de plantes pour la production de biocarburants. Cela fait partie des idées reçues qu’ont véhiculé les médias. Et je dois avouer que moi-même, je partageais certains de ces avis. Tout d’abord, voici une vidéo pour bien cadrer le sujet et qui vous expliquera simplement le processus qui vous permettra d’avoir déjà aujourd’hui jusqu’à 7% de diester dans votre réservoir diesel. Que vous le vouliez ou non, c’est déjà le cas dans toutes les stations.
En toute franchise, j’ai assisté à cette réunion d’information en parfait néophyte, mais les débats successifs qui ont secoué la sphère médiatique et politique m’avait interpellé car je suis sensibilisé aux problèmes d’envi
ronnement mais aussi aux problèmes alimentaires mondiaux. Au Brésil par exemple, le pays souffre d’une crise alimentaire grave et est obligé d’importer ses céréales du fait de la place prise par le biocarburant éthanol. C’était donc le moment opportun pour comprendre mieux les enjeux, les idées reçues, les problématiques.
La filière du Diester est un regroupement de 80 000 agriculteurs, regroupés sous la forme d’une association loi 1901, le but principal étant de promouvoir l’usage du Diester.Ensuite, pour le côté polémique, il n’y a pas de concurrence entre l’aspect alimentaire et l’aspect énergétique. Un agriculteur était présent à la réunion et nous a expliqué que la priorité de l’agriculture française a toujours été sa vocation nourricière. Le Diester, produit via le Colza ou le Tournesol, ne fait pas obstacle au blé ou au maïs. Au contraire, on retire avec le Colza, d’un côté de l’huile et d’un autre côté des protéines végétales pour nourrir le bétail. Tout cela est sous le contrôle de la loi et de directives européennes qui encadrent les choses.
Après, nos interlocuteurs ne pouvaient pas vraiment s’engager sur les pratiques à l’étranger.
En termes économiques, le Diester ne joue pas à la baisse ou à la hausse sur le prix du diesel, il est partiellement exonéré de taxes pour ne pas coûter plus cher face au diesel.
Son principal atout reste donc environnemental.


merci pour ces infos..je n’avais pas cette image des biocarburants..me voilà rassurée!!