Week end très sympa avec un samedi soir (et dimanche matin puisque couché à 6h) de retrouvailles avec des amis de collège perdus de vus depuis 3ans au moins et également un anniversaire à célébrer ! C’est marrant de voir les gens comment ils ont évoluer (… ou pas dans certains cas) et ce qu’ils ont fait de leur vie, ou ce qu’ils sont en train de faire ! Alors si j’ai bien compris, j’aurai prochainement un pote ingénieur en mécanique globetrotter (4mois en Afrique du Sud, autant bientôt au Brésil, sera-t-il en Australie ou en Chine, Monsieur hésite encore lol ! Et c’est sérieux en plus !), un conducteur de TGV (enfin, c’est tout ce que j’espère pour lui car avant il y’a d’abord une ancienneté à acquérir) et un militaire engagé chez les paras ! Le fou ! lol !
Puis donc je suis rentré vers 5h30, me suis acheté deux croissants bien frais, un petit dej sur les coups de 6h, et après dodo ! Debout de nouveau vers 11h pour aller à la communion d’un cousin. On a (trop) bien mangé ! Maintenant, je pense qu’il faudrait un régime petits pois – petits pois pour les 15 prochains jours pour rétablir l’équilibre…En rentrant hier soir, j’ai juste vu la fin de zone interdite qui traitait apparemment des classes prépas, et plus précisément ici d’une classe prépa genre “seconde chance” à Henri IV. Ca m’a fait réfléchir sur ma propre expérience en prépa HEC pendant 2ans. Alors déjà, je dois expliquer une chose : prépa HEC, ça veut dire faire une classe préparatoire aux Hautes Ecoles de Commerces. Et d’un autre côté, il y’a l’école HEC, qui est une école parmi tant d’autres, la plus prestigieuse (et la plus dure à intégrer au passage).
Dans le reportage, la trètrètrètrès belle Mlle Theuriau (mais qui ne connaît pas Melissa ? Bon allez, je vous rajoute une photo) demandait à ses invités (des profs de prépa) qu’est ce que la prépa apportait, mis à part un bachotage rude pendant 2ans. Alors, je me suis posé la même question pendant la prépa, et maintenant qu’une année me sépare de l’expérience de la prépa, je pense avoir l’esprit un peu plus clair sur la question : personnellement, je crois qu’elle m’a apporté plusieurs choses :
- la gestion du stress : étant quelqu’un qui stresse pas mal pour des broutilles, avec la masse de connaissances à acquérir et le nombre d’examens, de contrôles, de concours blanc, de kholles (interros orales à raison de deux par semaines en Maths, AEHSC -Analyse Economique et Historique des Sociétés contemporaines-, Langues – Anglais et Allemand pour moi – et Culture Générale), je peux vous assurer que c’était costaud. Mais avec le temps, on a réussi à faire la part des choses, à distinguer ce qui était important (presque tout) de l’anecdotique (presque rien lol) mais surtout à relativiser face à une mauvaise note. Et des mauvaises notes, c’est légion en classes prépa !
- la façon de travailler : du fait de la tonne de choses à faire, on est tous contraints d’adopter une stratégie pour gérer la masse de travail ; gestion des priorités, respect de l’agenda, éviter les choses faites au dernier moment, savoir synthétiser (éliminer le “je ne saurais jamais appliquer cette formule de maths” par des choses “je le sens un peu plus alors je l’apprends”, technique de… moi of course !), faire des fiches (c’est vrai que je m’en rends compte souvent lorsque je vois des résumés de cours de potes à l’école qui sont quelquefois aussi long sinon plus que les cours d’origine ! Il n’y a guère plus d’intérêt et ça en devient démotivant).
J’ai aussi appris vraiment ce qu’était la solidarité de groupe ; nous nétions pas dans une prépa ” 100% au taquet” comme les parisiennes, ce qui ne nous a pas empéché de plutôt bien réussir ! Au contraire, on partageait tous les mêmes galères, alors on s’entre-aidait (ou s’entraidait ?) par divers moyens.
- Même si j’en avais déjà une, je pense avoir également amélioré mon aisance orale face à un public. Le stress est plutôt facteur de “bien-faire”, la préparation aux entretiens face à des
notables du club rotary nous a aguerri pour les oraux et je suis presque certain que nous sommes tous, au sein de ma prépa, à avoir assuré par la suite les oraux de concours grâce aux nombreux conseils que les faux jurys nous ont donné. Conseils qui nous sont d’autant plus utiles aujourd’hui pour les entretiens de recrutement.
La prépa, ce sera aussi pour moi des souvenirs impérissables, comme des passages de kholles avec un mémorable professeur de lettres en 1ere année et des sujets de réflexion tout aussi réjouissant : “la cravate”, “le fil”, “le fait divers”. La première fois que j’ai vu ça, j’ai tourné de l’oeil lol ! Les kholles se passaient toujours par groupe de trois. Alors, nous, on se regardait et on se disait “mais merde, qu’est ce que je bien pouvoir raconter sur le fil !”. Les Kholles de maths, stressantes en première année, je les prenais avec philosophie en 2e année, en me disant que de toute manière, si je décrochais une école de commerce, ce ne sera pas avec mon côté scientifique mais plutôt avec ma plume… En tout cas, on en aura mangé des exercices au tableau.Par tout ça, je veux juste dire que diaboliser les classes prépa en les traitant d’élitiste, ce n’est pas juste. Combien de fois on aura entendu “nous sommes l’élite de la nation” alors que je suis persuadé que l’élite de la nation se forme partout, dans toutes les filières et ne se réduit pas à deux ou trois écoles. Pour preuve, Sarko n’a fait “que” des études de droit et on sait ce qu’il est devenu… Comme quoi, tous les chemins peuvent mener à la réussite professionnelle. Malgré tout, il ne faut pas bouder cette filière créé sous Napoléon car celle-ci justement avait initialement pour but de “créer une élite par le mérite et non par l’hérédité”. C’est pourquoi même s’il s’agit d’un investissement important, il ne faut pas hésiter à se lancer ! Et puis, je dois bien vous avouer que, s’il y’a deux ans, on m’avait dit que j’allais décrocher une telle école de commerce, ben je ne l’aurais pas crû !
Bon, je retourne matter le Grand Journal
maj : sur un commentaire judicieux d’une lectrice, j’ai fait une correction d’ordre grammatical, en français dans le texte ! Ouf ! Tout va à nouveau bien !
“s’il y’a deux ans, on m’aurait dit que j’allais décrocher une telle école de commerce, ben je ne l’aurais pas crû ” Monsieur issu des classes élitistes (ah bon metz en est une :d lol), je te conseille de revoir tes cours de français!! la base des bases c’est que “les si n’aiment pas les rai”
Signé: une étudiante “que” en droit qui traite de sujets certes plus concrets que le fil