3 semaines. Cela fait 3 semaines que je suis de retour sous les tropiques. Si j’étais raisonnable, je dirais que je suis simplement de retour sur la Côte d’Azur mais mine de rien, j’ai quand même des palmiers sous mes fenêtres ! Je pourrais aussi signaler la présence d’une piscine et d’une large vue sur la grande bleue mais si c’est pour ensuite qu’on m’accuse de vouloir saper le moral des nordistes, je préfère me taire sur ces détails avec respect pour les pâles !
Après deux ans de vie parisienne (stage chez Ubisoft puis chez Rezavoo), deux ans de découvertes, rencontres, deux ans de senteurs souterraine enivrantes (ou nauséabondes, c’est selon), de cieux d’un gris éclatant, deux ans de vis-à-vis panoramique sur le mur du voisin, me voilà de retour à Nice. Pour tout vous dire, en ce moment dans ma tête, c’est très ambigu. En fait, c’est “soit-soit” style ! Soit c’est le soleil azuréen soit c’est le dynamisme parisien, soit c’est la qualité de vie du sud de la France soit ce sont les opportunités professionnelles de la région parisienne, soit les retraités qui se traînent dans leur décapotable sur la prom’ soit le parisien qui confond klaxon et pédale de frein, soit la rencontre de gens formidables à Paris soit la rencontre de gens formidables et bronzés à Nice, soit le rosé de provence soit le champagne des opés parisiennes même si je pourrais facilement tirer un trait sur le champagne parisien car le champagne du sud a meilleure saveur avec un air légèrement iodé et chaud. Un soit-soit cornélien tout de même.
Mais que fais-je donc dans le Sud ? En fait, il se trouve que je ne suis encore diplômé de rien ! C’est balo mais si, sur un coup de tête, j’arrêtais tout maintenant, je n’aurais pas grand chose à mettre dans la case “diplômes” et tout le monde sait qu’en France, cette case est encore primordiale. Donc je réintègre le CERAM que j’ai mis entre parenthèses il y a plus de 20 mois pour faire mes stages et enfin recevoir ce diplôme Bac+5, Master machin chose ou plus hype un MSc Entrepreneurship & Innovation (ma spécialisation).
J’hésite à parler du Ceram parce que je me sais légèrement surveiller. Depuis que je me suis fait remarqué par un article à leur encontre il y a deux ans (ce qui m’a valu une convocation chez le directeur délégué mais en tout bien tout honneur) et que j’ai gardé au chaud le compte twitter “ceram” quelques mois avant qu’enfin quelqu’un ne se réveille au service comm’ – il valait mieux un étudiant qui le conserve temporairement plutôt qu’un squatteur, depuis je l’ai bien entendu rétrocédé – , j’y vais avec le dos de la cuillère. Il n’empêche que si j’arrive à me placer sur google sur des requêtes concernant l’école, c’est bien cette dernière qui devrait améliorer son SEO.
Quand bien même j’en parle, c’est pour exprimer mon ambiguité de la chose ; empressé de rentrer dans le monde du travail effectif (c’est-à-dire sans stages ou contrats précaires), je sais qu’une fois diplômé, à l’horizon avril-mai 2010, je regretterai quelque peu l’insouciance (certes relative mais tout de même) de la vie étudiante.
L’objectif d’après sera de trouver du travail. Je suis optimiste même si le contexte économique voudrait le contraire, je reste persuadé qu’il y a toujours de la place pour ceux qui en veulent. Le plus dur sera de trouver un poste ici, à Nice ou dans les environs. De cette manière, je pourrais conjuguer qualité de vie et opportunité professionnelle. Retourner à Paris sera une éventualité sérieuse mais probablement pas prioritaire.
D’ici là, je démarre un nouveau projet internet que j’aborderai éventuellement ici si ça devait prendre une forme sympathique, et je continuerai ce blog qui va bientôt franchir le cap des 4 années (naissance le 2 octobre 2005) avec toute la fréquence irrégulière que vous me connaissez ! C’est donc reparti pour une 5e saison et dernière rentrée !


Je suis en désaccord avec deux de tes phrases:
-La première étant “je n’aurais pas grand chose à mettre dans la case « diplômes » et tout le monde sait qu’en France, cette case est encore primordiale.”
Je veux pas faire mon relou, mais je connais des patrons de boites qui préfèrent l’expérience et (où) la motivation à un mec bardé de diplômes, pareil, j’ai à peine un BAC pro vente (ce qui j’en convient, n’est pas le plus violent à avoir) et je gagne entre 1800 et 2300€ net par mois, après of course certains diront que j’ai raté ma vie parce que je ne suis qu’un simple vendeur avec mon pauvre bac pro… mais ça, c’est une autre question.
Ta seconde phrase, est celle ci: “je reste persuadé qu’il y a toujours de la place pour ceux qui en veulent.” sur les 10% de la population active qui est au chômage, je doute que ce soit tous de grosse feignasse, je suis passé par la case rmi et je peux t’assurer que des fois trouver du travail est impossible et ce malgré tout la meilleure volonté que l’on puisse y mettre…
Voilà, sinon je te conseille plus Nice que Paname…