6 Commentaires, et le tien ?

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Louvoyer
dit
9 mars 2011 @9:39  

“Juste bon à être remplacé par des robots”
Il n’y a que dans les pays développés que le remplacement de l’homme par la machine est valable. Donc si tout est délocalisé on n’a plus besoin de robot.

Plus les chinois produisent plus leurs niveau de vie augmente, plus leurs niveau de vie augmente plus ils consomment, plus ils consomment plus le cour des matières premières augment et plus les MP augmentent plus le coût de la main d’oeuvre est noyé dans les coûts de transport et de MP.

En résumé dire l’industrie est morte c’est un brin péremptoire, d’autant que les chinois aussi se mettent à la conception…

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dit
9 mars 2011 @11:20  

Bonjour,

La position est intéressante mais il me semble que c’est un peu plus complexe que cela.
Sur le principe, il est sans doute intéressant (voir indispensable) de se placer sur l’innovation. Mais de manière générale, je pense qu’il faut se placer sur tout travail à valeur ajoutée, et cela peut aussi être un travail d’industrialisation.

Dans tous les cas, nous conviendrons ensemble que toute la population n’a pas la possibilité (compétences, formations, envies) d’exercer un travail innovant, intellectuel, … (attention, il n’y a aucun dénigrement dans cette phrase).
Et cette part de la population, il faut bien lui fournir un travail, des valeurs, des revenus. C’est l’industrialisation. Sans cela, le risque est fort : chômage, baisse de la qualité de vie, perte de confiance, montée politique des extrêmes, …

Bref : je suis d’accord avec vous sur le besoin d’innovation mais il ne faut sans doute pas stopper toute industrialisation dans notre pays pour autant.

Qu’en pensez vous ?

Thomas.

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dit
9 mars 2011 @12:16  

@Louvoyer Bien entendu dire que l’industrie est finie est TRÈS exagéré. Il s’agit surtout de marquer une tendance de fond que le pays devrait suivre.
La production de masse de produits à valeur ajoutée très limitée n’a plus d’avenir en Europe de l’ouest car même si on prend en compte une hausse du prix des matières premières et qu’on intègre une hausse du pouvoir d’achat de nos sociétés, il sera toujours plus rentable de produire dans la 1ere sphère d’influence de l’UE, à savoir l’Afrique.

@Thomas L’économie s’est largement transformé vers une économie de services, ce qu’on appelle la tertiairisation. La personne ne sera plus sur la chaîne de montage, mais pourra être au téléphone pour le sav, ou à l’atelier pour la maintenance et le retour de produits défectueux. Ce même bouleversement s’est produit mi-XIXe siècle lorsque l’agriculture a laissé la place à l’industrie comme pourvoyeur d’emplois de masse. La même chose est en train de se produire avec les services et il est normal qu’on ait du mal à imaginer aujourd’hui comment on pourra pallier tous les emplois du secteur secondaire.

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Louvoyer
dit
9 mars 2011 @13:43  

On est quand même déjà à 71% du pib pour les services contre 26% pour l’industrie et 2% pour l’agriculture.

Il me semble que la majeur partie de ce qui devait être délocalisé la déjà été, pour la production à faible VA restant en France je ne suis pas certain que la délocalisation soit toujours le plus rentable. Pour exemple, la production de pièce plastique. Des machines qui produisent X milliers de pièces à l’heure avec 1 personne pour 5-6 machines. C’est un contre exemple, bien sur et ce n’est pas la solution pour le plein emploi, évidement. Mais pourquoi opposer la production manufacturière au développement?

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sonjean
dit
10 mars 2011 @17:32  

1) innovation & industrie ne sont pas incompatible au contraire.
85% de la R&D des entreprises se fait dans des entreprises industrielles. On ne peut pas prétendre développer des activités High tech, de nouvelles technologies, sans industrie.
2) Surtout encore aujourd’hui les ¾ du commerce international se fait sur des produits industriels: une faiblesse en matière industrielle entraine une fragilité durable de la balance commerciale, et donc du financement de la dette. (Puisque pour pouvoir importer lorsqu’on est pas foutu d’exporter, on fait de la dette). C’est bien le problème que revèle la crise des dettes publiques actuelle,et qui remet le problème de la politique industrielle au premier plan, contrairement à ce que pretend cet article.

Il ne faut jouer à “l’état brancardier” (pour reprendre une expression d’Elie Cohen) et tenter de sauver les secteurs industriels obsolètes, mais chercher à créer de nouvelles industries. Et pour développer des innovations, passer du laboratoire à l’usine, il faut avoir une base industrielle, sinon on ne sera même plus capable de developper nos innovations sans passer par des ingénieurs taiwannais.

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Stef
dit
28 mars 2011 @13:20  

Que fait on aussi de tous ces gens sans diplome qui si il n’y a plus d’industrie vont se retrouver sans travail.

Je pense que les deux (Industrie et services) doivent cohabiter, ne suivont pas le destin de l’Angleterre qui est exangue depuis la crise financière car elle a basé son avenir sur la croissance de son industrie financière et des services.

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