Le 10 mai prochain se tiendra partout dans le monde le Pangea Day. Késako ? Revenons à la source : Jehane Moujaim, cinéaste égyptienne, lauréate du prix TED en 2006, avait exaucé un voeu : celui d’apprendre à mieux se connaître à travers le monde entier via l’image et le film. Tout le monde ne peut pas voyager, tout le monde ne peut pas se payer un billet d’avion, l’idée est alors de se découvrir à travers des vidéos, afin de jeter des ponts entre les peuples. Cette vidéo va vous expliquer son idée :
Le prix TED de 100.000$ a donc permis de concrétiser l’idée de Jehane par Pangea Day. Voici son discours d’acceptation du prix TED.
Ainsi, le 10 mai 2008, 24 films seront diffusés en direct au cours d’un événement qui durera 4 heures. Cet événement se déroulera dans six endroits différents à travers le monde dans 7 langues différentes. Les films pourront être vus sur Internet, à la télévision, ou sur les téléphones portables. Ces 24 courts-métrages auront été selectionnés parmi plus de 4000 vidéos déjà envoyés. Vous pouvez encore uploader vos propres vidéos sur la chaîne vidéo de Pangea Day (je vous invite à vous y rendre, il y a des vidéos d’excellente qualité). Nokia, le partenaire de l’événement, a ainsi offert des téléphones munies de caméras à des personnes n’ayant pas accès à la technologie nécessaire pour filmer leur quotidien ; que ce soit des paysans arméniens ou des pêcheurs africains, etc. mais il y a des contributeurs qui ont créé des contenus plus recherchés. Plus d’infos sur l’event ici.
Le but est simple : apprendre à connaître nos vies respectives en se concentrant sur ce qui nous unit au lieu de ce qui nous oppose, pour travailler ensemble à la paix.
Bizarrement, je n’ai pas entendu beaucoup d’échos de cette belle initiative en France. Probablement que les organisateurs n’ont pas réussi à trouver les relais nécessaires. Et c’est bien dommage. Je reconnais bien sûr que c’est une belle idée utopique de dire qu’on veut rassembler les peuples pour une paix globale. Mais si déjà on s’interdit ne serait-ce qu’à le penser, à l’imaginer, alors notre avenir s’annonce bien sombre.
Vous l’aurez donc compris, j’admire ce genre d’initiatives, notamment pour une personne comme moi qui s’inscrit sur un plan international et non plus égoïstement sur un plan national (et j’ose espérer que c’est le cas de ma génération, celle qui voyage et qui partage avec autrui). Un pays seul ne fait donc plus rien. Du coup, je me sens moins seul dans la communauté des gentils bisounours…
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J’adore le concept!
Etant donnée que le 10 mai je serais très surment connecté je ne vais pas rater ça!