Michael Moore a vraiment trouvé un filon en or ; celui de la dénonciation et du poil à gratter de l’Amérique. Après avoir abordé le port d’armes avec “Bowling for Columbine”, les connivences du gouvernement Bush avec les réseaux arabes via “Fahrenheit 9/11″, la campagne Kerry avec “Slacker Uprising” et le système de santé à la ramasse avec “Sicko”, voici que Michael Moore débarque avec un nouveau film : “Capitalism, a love story”.
Dénoncer les dérives du système pendant la crise, due elle-même aux abus de la société de consommation à crédit et à outrance. Pourquoi pas ? Mais j’ai le désagréable sentiment qu’on perd de la spontanéité dans ce genre d’initiative et qu’Hollywood s’en mettra plein les poches pour au final un résultat sur la société réelle proche du néant.
Certes, Sicko a par exemple eu pour mérite de relancer le débat sur une couverture maladie universelle bien que la présidentielle de 2008 avait déjà remis au centre du débat ce thème de campagne. Mais Fahrenheit 9/11 n’a pas empêcher une ré-élection de Bush en 2004 et Bowling For Columbine n’a eu aucun poids sur le lobby des armes.
Michael Moore va donc faire un joli bénéfice sur le dos des petits épargnants tout content qu’ils sont d’aller regarder un film qui crache sur Wall Street. Pourtant, sa production risque d’avoir un goût fade : les politiques comme les industriels le connaissent et savent que s’il frappe à la porte, il ne vaut mieux pas faire dans la boulette de communication. Alors, on le reçoit, on lui sert un discours bien sympa, une poignée de main et bye bye.
Il n’y a pas à espérer grand chose de ce film, le poil à gratter ne gratte plus autant lorsqu’il a pour origine une star du show-biz tel qu’est devenu Michael Moore.
L’impertinence de l’information et la dénonciation devra certainement passer par d’autres figures.
Sortie prévue quoi qu’il en soit le 2 octobre prochain. On verra bien…

"Mais j’ai le désagréable sentiment qu’on perd de la spontanéité dans ce genre d’initiative et qu’Hollywood s’en mettra plein les poches pour au final un résultat sur la société réelle proche du néant." Ha wouuais? Il lui a fallu ce dernier film à Vinz pour deviner qq chose que tous le monde sais depuis que Moore à remporter la palme à Cannes avec la complicité de Tarentino pour Miramax.
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