Depuis quelques temps, je m’intéresse aux événements de nos voisins Belges et cette crise institutionnelle qui se déroule dans le plat pays depuis des mois. A l’heure actuelle, aucune issue favorable ne semble se dessiner pour un maintien de la Belgique dans cet état. La Belgique se décompose en 3 grandes régions : le nord flamand, le sud Wallon et Bruxelles, francophone, qui se trouve au milieu de la Flandre. Vous avez également à l’est en Wallonie une communauté qui parle allemand. De manière générale et sans rentrer dans les détails, le nord est riche et paie pour une Wallonie dévasté industriellement parlant.
Les Flamands ont en eu marre de payer pour les Wallons (je caricature pour faire vite et simplifier l’explication) et demande, de mois en mois, davantage d’autonomie. Il se trouve une situation où aucun gouvernement n’arrive à se dégager une majorité pour… ben pour gouverner !
L’idée d’une explosion du pays apparaissait saugrenue il y a 1 an encore. Sauf qu’aujourd’hui, le pouvoir est à court de solutions, le roi, ultime rempart de l’union des deux communautés, ne sait plus quoi faire. Il avait demandé à Yves Leterme de former un gouvernement. Celui a jeté l’éponge. Aujourd’hui, le pays est dans une impasse.
Maintenant, imaginons. La Flandre fait scission avec le reste du pays un beau matin. Que se passe-t-il pour la Wallonie ? Certains Belges préconisent un rattachement à la France et, récemment, différents sondages ont montré que les Wallons ne seraient pas contres, ni mêmes les Français. Ces sondages sont parus dans Le Soir côté Belge, et la Voix du Nord côté français.
En six mois, les Wallons sont passés de 29% à 49% d’opinion favorable à un rattachement. Les Français sont d’accord à 60%. Des partis Wallons militent pour l’Union avec la France.
Cette possibilité de rattachement est loin d’être simple. Tout d’abord la France n’a pas connu d’expansion territoriale depuis plus d’un siècle 1947 (NDLR : voir les commentaires ci-dessous). Ce changement important de frontières peut provoquer des peurs et des craintes des autres pays européens (on connaît tous l’histoire européenne). Par ailleurs, économiquement parlant, la Wallonie n’est pas dynamique et pourrait apparaître comme un “boulet” (excusez-moi mes amis Belges du terme un peu fort) pour un État français très endetté. Une fois toutes ces cartes sur la table, les Français pourraient revoir leur jugement. Le status de Bruxelles ne serait pas non plus réglé.
Personnellement, étant passionné d’histoire, il faut dire que cette région de Wallonie a beaucoup d’atomes crochus avec la France. Il suffit de regarder les cartes d’époques pour savoir que la Belgique est un tout jeune pays (fondation 1830) et qu’il est né de la volonté de créer un État tampon entre la France, qui avec la période Napoléon a frappé les esprits, et le reste de l’Europe.
Pour s’imaginer, j’ai réalisé très rapidement une carte redessinée. On constate l’importance du morceau, qui intègre quelques 3,4 millions d’habitants.
En tout cas, le débat est passionnant mais nous n’en sommes pas là, voyons d’abord ce que les Belges veulent. J’espère que dans leurs différents Flamands et Wallons puissent encore s’entendre.
Ci-dessous, une interview sur la question.Vous pouvez aussi creuser le débat avec cette vidéo ou ce reportage de France 24 (partie 1 et 2).










Un autre article intéressant pour compléter la réflexion, pêché sur le blog d’un rattachiste : http://www.claude-thayse.net/article-21426484.html. J’en ai aussi un peu parlé sur mon blog.