
Alors que nous sommes dans l’attente du résultat du référendum irlandais, tout porte à croire que le non va l’emporter ce qui plongera à nouveau l’Union Européenne dans une crise institutionnelle. Et on parle maintenant d’un effet boule de neige en Angleterre ou dans les pays nordiques. Autant dire que le traité de Lisbonne est déjà mort.
Franchement, lorsque je vois cet euro-scepticisme, jusque dans les pays fraîchement intégré (ex. le premier ministre tchèque), je me dis que, dans le chemin de l’intégration politique, nous sommes allés beaucoup trop vite beaucoup trop loin. Je ne dis pas qu’il fallait manquer d’ambition mais intégrer 12 pays en quelques années, c’est avoir pris le risque de vivre une situation ingérable. On rencontrait déjà assez de problèmes avec les Anglais qui, comme l’avait justement prédit De Gaulle, est un boulet pour l’Europe politique intégrée. Nous en sommes ramenés à devoir soit subir les blocages à répétition et jouir de l’Europe que par ses avantages économiques ( The english Dream), soit faire des Europes à plusieurs vitesses, difficilement acceptable auprès de certains pays.
J’ai aussi la désagréable sensation que tout le monde a oublié pourquoi l’Union Européenne a été fondé à la base : Paix et enrichissement mutuel. Et que maintenant, c’est chacun pour sa pomme (à nouveau). Pour preuve, on entend dans les arguments des non-istes Irlandais des expressions comme “la souveraineté politique”, “une neutralité absolue dans les aspects militaires” , etc. Je ne vais pas répéter le discours qui veut que l’Irlande doit beaucoup à l’intégration européenne d’un point de vue économique (d’autres le feront mieux que moi) mais bon… Même en France, les gens ont zappé que notre pays ne serait pas ce qu’il est sans l’ouverture des frontières aux marchandises, puis aux personnes.
Aujourd’hui, je ne vois pas d’issue de sortie de crise, à moins d’un énorme courage politique qui fera malgré tout des victimes.
Je prends les paris que nous sommes partis pour une longue phase de doutes et de “sur-place” après des années de discussions et de tractactions politiques, les gouvernants ont en ras-le-bol ! J’ai du mal à organiser une soirée dont la date pourra satisfaire 27 personnes, alors travailler sur le futur politique de 27 pays tous aussi différents les uns que les autres, bon courage !
Faudra-t-il attendre que la Chine et l’Inde nous “bouffe” économiquement parlant ? Qu’on tombe dans la crise économique, qu’on subisse peut-être deux trois dictatures en Europe (puisqu’une crise économique majeure débouche très souvent sur un totalitarisme politique, Cf. vos cours d’histoire), pour que peut-être on recrée une Union plus intégrée, plus forte, plus loin…?
Bref, pour l’instant, je crois que je suis passé de l’europtimiste à l’euro-réaliste.
A l’époque, on avait tout compris, aujourd’hui, on a tout oublié :











Pour que L’Europe fonctionne il faudrait que les mentalités changent et pour l’instant je ne pense pas qu’elles changent.