Relater des faits ne signifie pas nécessairement parler que des aspects négatifs de la Chine vis-à-vis de son engagement dans l’accueil des jeux olympiques. Sur le plan de l’environnement, il faut savoir que Pékin a fait d’énormes efforts pour satisfaire à une condition qui était indiqué dans le dossier de candidature : des “jeux olympiques verts”.
Le gouvernement chinois a engagé un plan cadre pour l’environnement de plus de 12,2 milliards de dollars étalés de 1998 à 2007. Le rapport publié par le Programme des Nations Unis pour l’environnement (PNUE) fin 2007 reconnaissait d’ailleurs ces efforts.
Voici concrêtement les réalisations de ce plan visible à Pékin : des nouvelles installations de traitement des eaux usées et des déchets solides, un effort accru pour le reboisement et la mise en place de ceintures vertes (200 millions d’arbres plantés depuis 2002) et une amélioration du parc automobile des pouvoirs publics.
Pour les JO en eux-mêmes, les installations sont dites “écologiquement rationnelles” : éco-matériaux, conservation de l’eau, systèmes de pompes à chaleur pour le chauffage et le refroidissement (hiver-été).
Des faiblesses sont à noter dans le système de compensation des émissions en carbone alors qu’il est d’usage depuis quelques années pour les grands événements récents (JO de Turin, Mondial de foot en Allemagne) de mettre en place un tel système.
En ce qui concerne la qualité de l’air, celle-ci s’est grandement amélioré en quelques semaines grâce cependant à des mesures radicales de court terme (arrêt d’industries polluantes, circulation alternée, mise en service de 4 nouvelles lignes de métro, création d’un parc éolien, normes de pollutions très sévères pour les nouveaux véhicules, incitation pour les habitants à l’arrêt du charbon au profit de l’électricité).
Mais que se passera-t-il lorsque les JO seront finis ?
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