La plupart d’entre nous sont nés avec des racines locales chevillées au corps. Si cela ne doit pas empêcher les gens de voyager, de s’expatrier, de s’ouvrir sur le monde, pour beaucoup, il demeure important de défendre son identité locale. Et la mienne se compose bien entendu du patrimoine français mais aussi du patrimoine mosellan, mon département natal. Alors quand Nicolas de MonNuage m’a suggéré de prendre part à un week end de découvertes de la Moselle, je n’ai pas hésité une seconde. Quand bien même je connaitrai la plupart des choses au programme, je sais qu’il me reste beaucoup de choses à voir en Moselle car c’est connu : les sites touristiques à côté de chez nous nous paraissent bien moins sexy que ceux à l’autre bout du monde. Exemple cliché : le Parisien qui n’est jamais monté sur la Tour Eiffel.
Je reconnais également avoir toujours aimé jouer les guides touristiques, partager un intérêt pour un endroit, une ville.
Le programme s’est donc articulé en 2 jours : le premier était consacré à la visite en dehors de la ville de Metz avec retour en fin d’après-midi et le lendemain visite de Metz.
Je retrouve donc mes acolytes d’un week end à la gare de Metz. Ils sont 5 et viennent de Paris et environs (Christelle, Marlène, Céline), de Nantes (Nicolas) ou Lyon (Jérémy). Seule Christelle connaissait un peu Metz. C’était donc intéressant d’avoir le regard neuf de visiteurs et de le confronter à notre propre vision subjective de local.
Après avoir réceptionné la voiture de location, direction le pays de Bitche et plus précisément Saint-Louis-Les-Bitche pour visiter le musée du cristal de Saint-Louis.
J’ai proposé au préalable de sortir de l’autoroute un peu avant et de passer à travers la campagne mosellane pour “humer” l’air local.
Petit arrêt faune locale dans une ferme qui fait de la vente directe producteur-consommateur. J’en profite pour faire le plein de jambon et fromage !
Le village de Saint-Louis-Les-Bitche
Arrivés sur place, nous découvrons une grande usine. L’originalité du site réside dans le musée intégré directement au bâtiment de l’usine. Et le musée présente lui-même une particularité architecturale reconnue par la profession : la collection est disposée dans une grande “armoire” sur 3-4 niveaux. Et la visite s’effectue en pente douce, en tournant tout autour. Ainsi, une personne handicapé peut accéder à l’ensemble de la collection sans jamais croiser une marche. La charpente de l’ouvrage est spéciale, j’ai eu les explications mais n’étant pas expert, j’aurais du mal à vous l’expliquer à mon tour.
Nous avons eu l’opportunité d’avoir comme guide le directeur et le président du musée pour découvrir l’histoire, les collections et surtout la méthode de fabrication du cristal.
Pour la petite info et pour démontrer le prestige du site, l’entreprise appartient au groupe de luxe Hermes et exporte aujourd’hui 60% de sa production.
Mis à part ça, sauf à avoir un portefeuille bien garni, les pièces en vente dans la boutique sont assez chères. Mais le coup d’oeil vaut néanmoins la peine de s’y déplacer au moins une fois.
Nous avons ensuite déjeuner dans une petite auberge, à Meisenthal, l’auberge des Mésanges. Au menu, Bäeckeofen, une spécialité de la région.
A Meisenthal se trouve une fabrique connue pour le cristal et aussi pour la confection de boules de noël. Vous y trouverez une boutique dévalisée très rapidement chaque année
Nous avons visité le centre international d’art verrier où chacun peut assister à la fabrication des boules. Au moment où nous visitions, ils soufflaient les “boules” de noël, mode 2011. Je dois vous avouer ma déception car en fait, chaque année, un designer soumet un nouveau modèle. Cette année, c’était “le kilo”. Une boule en forme de poids dont vous n’aurez jamais idée de l’accrocher au sapin. Il paraît cependant que ça a du succès en presse-papier. Je pense plutôt que comme le magasin a été dévalisé des collection plus classiques, les gens se rabattent sur ce qui reste et donc, sur ce kilo bien moche (avis personnel).

La fabrication du kilo
On en a aussi profité pour faire un tour dans la Halle Verrière, un espace culturel et de concert. A ce moment-ci s’exposait une série d’oeuvres sur le thème du camping intitulé “camping sauvage”. C’est très moderne, on aime ou on n’aime pas. Mais cette grande salle peut accueillir des milliers de personnes à l’occasion de concerts, notamment lors du festival annuel “Rock à l’usine”.
Il faut vous imaginer Meisenthal comme un village au milieu de la campagne mosellane. De ce fait, apporter la culture et l’art en milieu rural est une très belle initiative, d’autant que les concepteurs du lieu ont voulu en faire un lieu accessible à tous, donc avec des tickets d’entrées très abordables.
Retour sur Metz en fin d’après-midi. Le temps que le groupe s’installe à l’hotel, j’en ai profité pour poursuivre mes achats de Noël. Puis, nous avons ensuite entamé un tour des différents marchés de Noël de Metz. Sachez que vous aurez droit à 4 grands marchés de Noël répartis dans toute la ville : place de la Gare, République, Saint Louis et Saint Jacques.
Celui de la République comporte la grande roue (à peine plus petite que celle de Paris, on a dû vérifié) et la patinoire.
Sachez que le marché de noël est une torture pour les estomacs vides ; les effluves de vin chaud, tartiflette, escargots, huitres, saucissons, chocolats, nougats, etc. etc. sont d’autant de pièges pour ceux comme nous qui avions un restaurant tout de suite après. Du coup, on a accéléré un peu le pas à St Louis et nous avons traversé Saint Jacques en ne détournant pas le regard sur les cabanons débordant de bonnes choses à manger !
Nous étions attendu au Pampre d’Or, en bas de la Cathédrale, l’un des restaurants les plus appréciés à Metz.
Nous avons fini la soirée à coup de Mojito dans un bar bien rempli du centre-ville.
Le lendemain matin, j’ai laissé mes comparses découvrir par eux-mêmes le centre Pompidou. M’y étant déjà rendu par deux occasions, je connaissais bien l’endroit et à vrai dire, une grasse matinée était difficilement de refus.
Je les ais donc retrouvés au restaurant “Le chat noir”, rue pasteur à Metz.
Nous avions ensuite rendez-vous à l’office du tourisme pour retrouver une guide qui allait nous faire découvrir la ville de Metz. Même si je connaissais la plupart des lieux et des informations qu’elle nous délivrait, j’ai tout de même appris des choses et j’ai surtout apprécié la balade, que j’ai rarement l’occasion de faire. Dans une ville où l’on a vécu, on prend rarement le temps d’y apprécier des promenades.
Après avoir parcouru le centre-ville puis l’esplanade de la République et redescendu vers les berges de la Moselle, nous nous sommes quittés au parking du théâtre, eux finissant la visite en voiture tout en retournant à la gare.
Pour en savoir plus sur ce beau département qu’est le mien, faites un tour sur le site de l’office de tourisme et enfin, pour vous imprégner de l’ambiance des lieux, Jérémy, l’un des blogueurs du groupe, a réalisé deux vidéos très sympa qui résumera bien le voyage









Intéressant ! C’est quelque chose qu’il me plairait énormément de faire en Bretagne !